Natives, des peuples, des racines

Quand l’humanité est égarée dans un monde qui lui-même se perd, elle doit savoir remonter à ses origines pour se retrouver, en un temps où tout était vivant et où l’équilibre nécessaire à la vie reposait sur l’interdépendance de toute chose. Les peuples autochtones portent toujours cette vision globale et sont les derniers gardiens de la biodiversité depuis des millénaires. Par nos modes de consommation, notre capacité à décider et séparer ce qui est vivant et ce qui ne l’est pas, nous avons entamé la destruction de cet équilibre fondamental qui fait de l’homme et de la nature, un tout.Nous devons et nous voulons accompagner ces peuples pour leur redonner la parole, les écouter, permettre un dialogue et des échanges authentiques pour qu’ils puissent, à leur tour, nous accompagner dans ce chemin où le devenir de la vie est en jeu. C’est avec l’envie et la volonté de construire un espace de dialogue et d’échanges, que NATIVES lance le premier média en langue française autour des peuples racines.

Soutenez NATIVES en participant au crowdfunding sur Kiss Kiss Bank Bank.

La crise sanitaire est une crise écologique Pour de nombreux observateurs et scientifiques, il ne fait aucun doute que la crise sanitaire que nous traversons est directement liée à la crise écologique, celle-ci étant elle-même liée à nos modes d’exploitation des ressources naturelles dans le cadre d’un capitalisme mondialisé hors de contrôle.  Selon Serge Morand, chercheur au CNRS et au CIRAD, auteur de La Prochaine Peste (Fayard, 2016), le Covid-19 est « une maladie de la mondialisation ». Une fois la tempête passée, il faudra prendre acte de cette « crise de l’écologie qui a entraîné une crise sanitaire, sociale et économique » et passer « dans le nouveau monde ». Une étude parue en 2007 analysait la précédente épidémie de SARS survenue et 2002-2003 et concluait : « La présence d’un large réservoir de Sars-CoV chez les chauves-souris, combiné à la culture de manger des mammifères sauvages en Asie du Sud-Est est une bombe à retardement. » Autrement dit, point n’est besoin de se demander si des voyants avaient prédit cette épidémie, les scientifiques eux-mêmes l’avaient fait.

Barrière des espèces
La chaîne précise des événements reste à identifier, mais un consensus émerge sur le fait que la proximité d’animaux sauvages, d’animaux familiers et d’êtres humains en un même point – à savoir les « marchés humides » de Chine et de nombreux pays d’Asie du Sud-Est où l’on trouve des animaux vivants et morts – permet le franchissement de la barrière des espèces. Les chauves-souris voient leurs habitats détruits par la déforestation et l’exploitation agricole ; dès lors elles se rapprochent des villes et contaminent d’autres animaux par exemple dans des élevages de cochons (émergence du virus Nipah dans les années 1990), ou bien des animaux sauvages comme les pangolins chassés pour être consommés, ou encore les civettes qui font l’objet d’une exploitation pour des usages surréalistes comme le commerce du café. En effet, en forçant les civettes, mammifères essentiellement carnivores, à ingérer des grains de café, ceux-ci perdent leur amertume et on récupère alors dans leurs excréments des grains qui s’exportent vers de riches consommateurs du monde entier. Le nombre de « fermes à civettes » a ainsi explosé ces dernières années, un effet direct de la mondialisation. Les marchés d’Asie commercialisent également de la viande de chien et de chat, avec des animaux vendus vivants ou morts. 

75 % des maladies infectieuses viennent de la vie sauvage
Par ailleurs, 60 % des populations d’animaux sauvages ont disparu ces dernières années, forçant les germes pathogènes à trouver de nouveaux hôtes, via une légère modification de leur appareil génétique, parmi les animaux domestiques, animaux d’élevage et les humains. Laurence Tubiana, économiste, rappelle que les Nations Unies estimaient en 2016 que 31 % des épidémies étaient liées à la déforestation. Le responsable des questions environnementales aux Nations Unies, Inger Andersen, ajoute que 75 % des maladies infectieuses émergentes proviennent de la vie sauvage. « La nature nous envoie un message, un avertissement », estime-t-il. Serge Morand rappelle que la propagation du choléra de l’Inde à l’Europe au XIXe siècle était directement corrélée à l’augmentation de la vitesse des bateaux, un paramètre de rapprochement là aussi maintes fois décuplé par la mondialisation. Le réchauffement climatique joue également un rôle direct notamment avec des hivers doux dans les pays tempérés qui favorisent la propagation des virus, et des grippes qui ne sont plus seulement saisonnières sous les Tropiques. 

Nous sommes le virus
Si l’on se tourne vers les lectures symboliques de cette crise, le message est le même. L’anthroposophie nous dit que les virus sont « excrétés » par des cellules malades, et qu’un lien peut en outre être fait avec l’électrification de la terre (via les réseaux type 5G notamment). La psychothérapeute Gislaine Duboc souligne avec raison que la « détresse respiratoire » engendrée par la maladie Covid-19 est le miroir de la détresse respiratoire que nous imposons à la Terre par la pollution et la déforestation, comme si nous étions finalement nous-mêmes les virus de la planète… Et faut-il rappeler ici le message des peuples autochtones, qui nous disent qu’il ne s’agit pas tant de se « reconnecter » à la nature, comme y aspirent certains Occidentaux bien intentionnés, que d’être « reconnus » par elle ? En effet, nous n’avons jamais été déconnectés de la nature autrement que par l’illusion que nous pouvions la dominer, l’exploiter sans limite. Ne s’agit-il pas donc, en premier lieu, de lui demander pardon, pour ce péché d’hubris ? On voit que toutes ces analyses convergent, et qu’il n’est pas non plus besoin d’en appeler à une grille de lecture conspirationniste et paranoïaque. La crise est danger et opportunité, selon les idéogrammes chinois qui traduisent le terme. En hébreu, la notion renvoie à celle de « salle de naissance », d’accouchement, nous dit Delphine Horvilleur. Pour Jung, elle est le signe qui doit inciter au changement de trajectoire. 

N’est-ce pas évident ? Le risque pandémique/épidémique était clairement identifié comme un déclencheur possible de « l’effondrement » étudié, et annoncé, par les collapsologues. Le chef White Eagle, de la nation Hopi, nous dit que nous sommes face à un portail et un trou noir. Il dépend de nous de franchir le premier, pour aller vers la lumière, ou de sombrer dans le second. Une fois la tempête passée, les décideurs et politiques du monde entier vont devoir entendre ce message pour que nous puissions véritablement construire un monde nouveau.

Se souvenir du futur

Serait-il aujourd’hui possible d’accéder à des informations en provenance du futur sous forme de synchronicités, ces petits miracles du quotidien qui nous adressent des messages chargés de sens ? C’est ce qu’affirment les auteurs de ce livre qui réussissent un authentique tour de force en conjuguant des enseignements venus du fond des âges aux connaissances les plus pointues de la science contemporaine.
Dans un temps déployé, notre futur existe déjà mais il n’est pas figé. Il peut changer au gré de nos intentions, à condition de se familiariser avec les mécanismes et les enjeux, et aussi de comprendre que notre libre arbitre est un outil de création.
Déjà mise en oeuvre dans des ateliers pratiques, la méthode révolutionnaire présentée ici repose sur la « rétrocausalité », une influence qui s’exerce à rebours du temps, aujourd’hui reconnue (en tant qu’hypothèse de travail valide) par la physique ! Agrémenté de nombreux exemples spectaculaires, de réflexions approfondies sur la nature de la conscience et servi par un style résolument accessible, ce livre ouvre des perspectives époustouflantes quant à notre condition individuelle et collective.


Romuald Leterrier est chercheur indépendant en ethnobotanique, spécialiste du chamanisme amazonien et des plantes de visions qu’il a longtemps étudiées aux côtés de chamanes Shipibos-Conibos. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles consacrés aux liens entre la science et les savoirs issus des traditions primordiales.


Jocelin Morisson est journaliste scientifique, auteur et traducteur, passionné depuis deux décennies par les états modifiés de conscience et les frontières de la science. Il collabore à l’INREES et au magazine Inexploré, et a signé plusieurs ouvrages dont deux parus chez Guy Trédaniel éditeur : La Physique de la Conscience, avec Philippe Guillemant, et L’Ultime Convergence.


Infos :
240 pages
15 x 22 cm
Prix : 18 €

Contact Presse : Marie-Hélène Doré
06 60 404 104 mariehelenedore26@gmail.com

Cliquez pour commander en ligne sur le site de l’éditeur

Lire la préface et l’introduction

Eveil spirituel et spiritualité laïque

Je donne ici les liens vers deux articles à lire sur le site de l’Inrees

  • Article sur l’éveil spirituel, paru dans Inexploré n°37 :

L’Éveil : Graal de la quête spirituelle

L’éveil est l’objet de nombreux fantasmes et idées fausses. Processus graduel ou réalisation soudaine, selon les traditions spirituelles, l’éveil est la prise de conscience de notre vraie nature. Cependant, une chose est d’en prendre conscience, une autre est de la vivre pleinement.

  • Article sur le thème: sortir de la crise du sens, présentation de mon livre L’Ultime Convergence:

La spiritualité pour éviter le chaos

Dans son livre L’Ultime Convergence, Jocelin Morisson tente de donner des bases rationnelles à une spiritualité pour le XXIe siècle, qui doit reposer autant sur la science et la philosophie que sur l’expérience directe, seule façon de donner du sens à notre existence…

L’Ultime Convergence – Quelle spiritualité pour éviter le chaos?

Introduction

Je suis né au milieu des années 1960 et, depuis que j’ai 9 ans, c’est «la crise ». Mes parents étaient nés « pendant la guerre », donc, forcément, tout irait mieux pour nous, ma génération. Et, en effet, jusqu’à 9 ans tout allait bien. Je me disais que la guerre, c’était avant, c’était ailleurs, et puis il y a eu le premier « choc pétrolier » en 1973 et le début de « la crise ». Je ne l’ai pas vraiment ressentie à l’époque, parce que j’ai suivi l’ascension sociale de mes parents, passant de la cité HLM où nous habitions à la zone pavillonnaire en bordure de celle-ci, de sorte que j’ai gardé les mêmes fréquentations et copains. Le premier choc pétrolier désigne l’augmentation massive du prix du pétrole due au fait que les États-Unis avaient passé leur pic de production en 1971, ce qui fut suivi de l’abandon des Accords de Bretton Woods et d’une dévaluation du dollar.

Les pays producteurs de pétrole ont alors surréagi. Tout cela m’était bien égal alors, mais je sais désormais que ce qui s’est joué à ce moment-là conditionne largement la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui. C’est à partir de cette époque que se sont mis en place les outils qui ont conduit à la toute-puissance de la finance, dans le cadre d’un système centré sur la valeur du dollar américain et justifiant à ce titre la géopolitique de la « première puissance mondiale ». Résultat, c’est toujours la crise, sauf qu’aujourd’hui la crise est à la fois financière, économique, écologique, sociale, morale, spirituelle, et on peut allonger la liste sans difficulté. Cherchez l’erreur. Le plus beau est que personne n’est responsable de rien. Alors même que tous les voyants sont au rouge écarlate, les politiques qui ont conduit à la situation que nous vivons sont toujours en application, selon l’adage fou qui consiste à prescrire toujours plus de la même chose. Nous verrons que la raison à cette absence de remise en cause est que le dogme ultralibéral a réussi à imposer l’idée qu’« il n’y a pas d’alternative ». Pourtant, les solutions issues du passé semblent parfaitement inopérantes. C’est donc qu’il faut inventer de l’entièrement nouveau.

En réalité, il n’y a qu’une seule crise, c’est celle du sens, et elle est fondamentalement spirituelle. De fait, nous sommes en plein contresens et nous vivons doublement contre-nature : à la fois contre la nature, que nous décimons et pillons allègrement, et contre notre propre nature humaine.

La nature de l’homme est d’être un loup pour l’homme, affirment les cyniques et les ignorants, qui sont souvent les mêmes, autrement dit un animal sauvage. C’est à la fois faux et extrêmement désobligeant pour ce splendide animal qui sait au contraire faire preuve d’une solidarité à toute épreuve. L’homme est un loup pour l’homme seulement et précisément quand il méconnaît sa nature véritable. Car notre nature est d’être des êtres spirituels non pas « jetés » dans le monde mais reliés à tout ce qui existe via les dimensions invisibles du réel, au-delà des sens, et notre tâche est de redécouvrir et de vivre pleinement cette réalité.

Une scène du film The Big Short : Le Casse du siècle illustre merveilleusement le contresens dans lequel nous sommes plongés. Adapté du récit ultraréaliste de Michael Lewis, le film raconte la façon dont quelques individus ont anticipé la « crise des subprimes » de 2007 et ont gagné des fortunes colossales grâce à certains produits dérivés financiers. La scène se déroule à Las Vegas lors d’un forum consacré au marché hypothécaire. Deux jeunes investisseurs ont convaincu un ancien trader de les aider à investir dans les fameux Credit Default Swap (CDS). Les trois se rendent à Las Vegas et comprennent que l’absence totale de régulation du marché des titres adossés à des hypothèques leur donne les coudées franches.
En pariant sur l’effondrement du marché immobilier et en se «couvrant» avec les CDS, ils vont faire une énorme « culbute ». Alors qu’ils réalisent l’ampleur de leur coup en déambulant dans les couloirs du casino de Las Vegas où se tient le forum, les deux jeunes sautent littéralement au plafond, mais leur enthousiasme est immédiatement douché par l’ancien trader qui les accompagne (incarné par Brad Pitt, également coproducteur du film). Celui-ci leur rappelle en effet un petit détail : la réussite de leur plan est synonyme d’un effondrement économique dans lequel de nombreuses personnes vont perdre leur travail, leur maison, leurs biens, et même leur vie. Les deux investisseurs sont refroidis ; c’est qu’ils n’y avaient même pas pensé ! Après tout, ne sont-ils pas dans un casino ? Tout cela n’est-il pas qu’un vaste jeu ? Pris de culpabilité, les deux personnages vont tenter d’alerter leurs proches et même la presse de ce qui se trame, mais rien n’y fera, et ils deviendront en effet immensément riches… alors que des millions de personnes vont devenir immensément pauvres. Car même s’il ne s’agit pas d’un jeu à somme nulle, puisque l’argent peut être créé ex nihilo, il y a bien des transferts qui s’opèrent.

L’acteur Brad Pitt se donne bonne conscience à peu de frais, si l’on peut dire, en coproduisant le film et en s’attribuant ce beau rôle du type retraité de la finance à 50 ans, cynique mais pas trop, et surtout dans cette scène au cours de laquelle il incarne à la fois l’ultralucidité et la morale. Il a compris ce qui allait se passer et reproche aux jeunes « loups » de s’en réjouir. Son personnage pourrait parfaitement dire : « Ce n’est pas nous qui faisons les règles mais tâchons d’en profiter au maximum. »

Sommaire
Introduction………………………………………………………. 11

1e partie
Quand la réalité dépasse l’affliction
Chapitre 1 – Un monde irrationnel……………………. 27
Chapitre 2 – En quête de sens…………………………… 49

2e partie
On n’est jamais si bien asservi que par soi-même
Chapitre 3 – La spiritualité au risque de la folie………………………………………. 67
Chapitre 4 – La spiritualité au-delà des religions……………………… 85

3e partie
Dans quel état j’erre ?
Chapitre 5 – L’énigme de la conscience……………… 101
Chapitre 6 – La fin du modèle matérialiste………… 123

4e partie
Au-delà du réel
Chapitre 7 – Une réalité relativement fuyante…… 143
Chapitre 8 – Sommes-nous prisonniers du temps?…………………………………….. 155
Chapitre 9 – D’autres mondes…………………………… 167

5e partie
Pour sauver le monde : auto- et altero-philie
Chapitre 10 – Réinventer les organisations
et le vivre-ensemble…………………….. 191
Chapitre 11 – La spiritualité en action………………… 219
Chapitre 12 – La prochaine foi…………………………… 241
Conclusion………………………………………………………… 265

 

Cliquer ici pour commander le livre directement sur le site de l’éditeur 

En vidéo: Quelle Spiritualité pour éviter le Chaos? 

 

Syndrome du Savant: les prodiges d’un cerveau « dysfonctionnel »

Ils sont une cinquantaine dans le monde. Capables de performances ahurissantes en dessin, musique ou calcul, la plupart sont autistes et ont de grandes difficultés de communication ou de comportement. Malgré des dizaines d’études, la science reste incapable d’expliquer ces capacités hors du commun. En clair, le paradigme matérialiste est ici inopérant et trouve même son plus spectaculaire désaveu.

(article paru dans Nexus 76)

En juin 2005, le jeune Stephen Wiltshire monte à bord d’un hélicoptère pour effectuer un vol de 45 minutes au-dessus de Rome. A son retour, il se met à dessiner la ville dans ses moindres détails sur un canevas de plus de cinq mètres. Son travail durera plus de deux jours. Le mois précédent, il avait réalisé le même exploit en dessinant la ville de Tokyo depuis un point de vue aérien après un survol de 20 minutes. Depuis, Stephen a dessiné les panoramas de Hong-Kong, Dubaï, Londres, New York, et d’autres encore. Certes, on peut trouver des erreurs mineures dans ses fresques, mais si l’on superpose son détail du Colisée de Rome à une photographie, l’exactitude est parfaite. Même chose avec le Panthéon et son nombre de colonnes précisément rendu. La séquence de Stephen dessinant Rome figure dans un documentaire que la BBC a consacré à ces « phénomènes » que sont les autistes savants, et qui continuent de défier une science bien en peine de trouver une explication à ces performances hors du commun. Continuer la lecture de Syndrome du Savant: les prodiges d’un cerveau « dysfonctionnel »

Genodics: « Les oiseaux chantent aussi pour les fleurs ! »

Pedro Ferrandiz, chercheur, et Michel Duhamel, responsable du développement, présentent les activités de la société Genodics, fondée en mai 2008, à partir des travaux de Joël Sternheimer. (Interview publiée dans Nexus n°67)

voir l’article introductif à cet interview: Les « good vibrations » des Protéodies

Pourquoi avoir créé Genodics ? 

Pedro Ferrandiz : Avant de fonder Genodics, nous avions un fonctionnement associatif, indépendant et bénévole, avec zéro moyen. La création de la société nous a permis de nous structurer, de réunir un peu de fonds, afin de pouvoir consacrer tout notre temps aux recherches et applications que nous maîtrisons le mieux, notamment la vigne et l’horticulture.

Continuer la lecture de Genodics: « Les oiseaux chantent aussi pour les fleurs ! »

Les « good vibrations » des Protéodies

Avez-vous déjà entendu parler des protéodies? Il s’agit de séquences sonores conçues pour stimuler ou inhiber la synthèse de protéines et agir notamment sur la croissance des plantes, la résistance aux maladies ou encore la production de lait chez les animaux de ferme. Supercherie? Sorcellerie? Ni l’une, ni l’autre; la société Genodics commercialise depuis 2008 des solutions fondées sur leur utilisation et les résultats obtenus sont spectaculaires.

J’ai consacré un article à ce thème dans le magazine Nexus n°67 en 2010. Dans sa newsletter de décembre 2016,  Genodics écrit:  « Le défi que nous nous étions lancés en 2008, à savoir démontrer la réalité de la Génodique par la réalisation d’applications pratiques sur le terrain, est un défi tenu ! La fidélité des agriculteurs avec qui nous travaillons (depuis au moins 4 ans pour les deux tiers) et
les résultats que nous avons recueillis en sont le témoignage. » Et plus loin : « La recherche expérimentale que nous menons depuis trois ans avec une équipe de l’université de Cergy-Pontoise avance bien : ils devraient pouvoir publier dans une revue scientifique en 2017. »

Je propose ici une version aménagée de mon article de 2010, suivie de l’interview accordée par Pedro Ferrandiz, chercheur, et Michael Duhamel, responsable du développement de Genodics.  Continuer la lecture de Les « good vibrations » des Protéodies

Mario Beauregard : « La psyché est une donnée fondamentale de l’Univers comme la matière et l’énergie »

experientia

Le neuropsychologue québécois Mario Beauregard vient de publier un roman qui mêle science-fiction et spiritualité, « Experientia ». Il m’a accordé en novembre 2013 une interview parue dans le magazine Nexus 90 sur le modèle de « psychélémentarité » qu’il propose et sur la réflexion pour une science post-matérialiste qu’il mène avec ses collègues outre-Atlantique.

mario-b

Rendu célèbre par ses expériences avec les sœurs carmélites de Montréal, Mario Beauregard était alors affilié au département de neurologie de l’Université d’Arizona. Il livrait ses dernières réflexions qui conduisaient à la proposition d’un modèle post-matérialiste de la psyché : la psychélémentarité.

Vous avez développé un nouveau modèle appelé Psychélémentarité. De quoi s’agit-il et sur quelles observations repose-t-il ?

Il repose sur l’existence fondamentale et l’action de la psyché, qui inclut les processus mentaux conscients et inconscients, la conscience elle-même, le sens de soi et la dimension spirituelle. C’est la psyché selon l’acception grecque du terme, reprise ensuite par Carl Gustav Jung. Elle représente selon moi un principe fondamental dans l’univers. Il existe une version locale au niveau de l’organisme et une version non-locale qui transcende l’organisme. Dans sa version locale, la psyché, par exemple les émotions, les pensées, les croyances, peuvent agir au niveau du cerveau. De plus en plus d’études d’imagerie cérébrale montrent par exemple que l’on peut affecter le fonctionnement de régions spécifiques du cerveau, mais aussi la structure interne de la matière blanche et de la matière grise. Et étant donné que le cerveau, le système nerveux, est relié aux autres systèmes physiologiques, tout se qui se passe au niveau psychique – au sens psychologique – a une influence au niveau de tous les systèmes physiologiques connectés au système nerveux, comme le système immunitaire et le système endocrinien. Cela est déjà étudié depuis quelques années par une discipline appelée psycho-neuro-immunologie et de nombreuses études montrent que cela agit effectivement. On se rend compte également désormais que la psyché peut interagir au niveau de certains gènes, via l’épigénétique, surtout les gènes reliés au comportement et aux émotions. Ceci a été objectivé par des études où l’on mesure l’expression des gènes dans l’organisme en lien avec des événements émotionnels. Par exemple, une étude a été faite après les événements du 11 septembre 2001 qui a montré une activation des nombreux gènes associés à des hormones reliées au stress par exemple. A l’inverse, avec la méditation ou la relaxation, on peut désactiver ces gènes et activer des gènes reliés à la production d’hormones et de messagers chimique positifs comme la sérotonine.  Continuer la lecture de Mario Beauregard : « La psyché est une donnée fondamentale de l’Univers comme la matière et l’énergie »

Jésus, métapsychique et voyance

Pour des raisons techniques, je republie cet article que j’avais mis en ligne il y a quelques mois.

Bertrand Méheust anime un séminaire à l’Institut Métapsychique International les 17/18 mai 2014, sur le thème « Jésus au risque de la métapsychique « . Qu’est-ce à dire ??

Il expliquait sa démarche en 2013 : Le portait de Jésus que je vais proposer pendant ce séminaire voudrait être celui du “bon sens éclairé”. Ce qui ressort à l’évidence quand on se plonge dans le Nouveau Testament, c’est que Jésus fut d’abord un thaumaturge, un faiseur de miracles. C’est, de loin, la dimension de sa personne la mieux attestée. Plus d’un tiers des Évangiles sont consacrés à des récits de miracles, de guérisons et d’exorcismes. C’est d’autre part la dimension attestée par les rares textes Juifs qui parlent de Jésus. Flavius Josèphe le décrit comme un “thaumaturge”. Un autre texte Juif du Talmud de Babylone affirme qu’il a été “pendu sur le bois” pour avoir pratiqué la magie.  Continuer la lecture de Jésus, métapsychique et voyance