Neale Donald Walsch : « Votre vie n’a rien à voir avec vous ! »

ND Walsch Toulouse

J’ai rencontré Neale Donald Walsch en mai 2012 à Toulouse lors d’un congrès organisé par les éditions Ariane. Nous l’avons longuement interviewé avec ma consœur Virginie Gomez, alors rédactrice en chef du magazine Inexploré. Une version courte de cet entretien a été publiée dans le magazine Nexus n°81. Je propose ici la version intégrale.

Ancien programmateur radio, journaliste local, chargé de relations publiques, puis SDF à la suite d’un accident de voiture, Neale Donald Walsch a 49 ans quand il se réveille une nuit et laisse éclater sa colère en parlant à Dieu : « Que faut-il de plus ? N’ai-je pas déjà assez donné ? » Sa carrière, ses relations sociales et affectives, sa santé, tout part à vau-l’eau. Prêt à abandonner tout effort pout retourner à la rue, Neale entend une voix lui répondre : veut-il réellement connaître les réponses aux questions qu’il pose ? A quoi bon, se dit-il, mais allons-y tout de même, et l’une des plus incroyables sagas de l’édition moderne débute, dont Hollywood fera également un film. La série Conversations avec Dieu a été lue par plus de 15 millions de personnes à travers le monde.

Quels sont les messages clés de Conversations avec Dieu ?

Il y a selon moi trois messages essentiels dans Conversations avec Dieu (CAD). Le premier est que votre vie n’a rien à voir avec vous ! C’est le message le plus important de ma vie. Cela signifie que si nous passons notre vie tournée vers nous-mêmes en nous demandant : comment puis-je aller mieux ? Comment puis-je avoir plus d’argent, plus d’amour ? Qu’est ce qui ne va pas avec moi ? Que dois-je réparer dans ma vie… ; si on fait cela on rate l’objectif de la vie et surtout la formule magique de la vie. Cette formule dit que tant que nous sommes concentrés sur ce dont nous voulons davantage, cela réaffirme que nous manquons de ces choses. Et l’univers n’a qu’un mot dans son vocabulaire, c’est « Oui », alors il va recréer dans notre réalité tout ce dont nous essayons de nous éloigner, car le fait même de vouloir s’en éloigner signale que « c’est » là. 

Votre vie n’a rien à voir avec vous, cela veut dire que lorsqu’on se tourne vers l’extérieur, vers les autres – qui eux aussi pensent qu’ils n’ont pas assez de tout cela, l’amour, l’argent, les possessions, un meilleur job, le bonheur, etc. – et quand on essaie de leur donner toutes ces choses au niveau ou l’on peut, et partager avec eux ce qu’ils sont réellement, pour qu’ils se tournent à leur tour vers les autres…, alors tout change. L’analogie, l’exemple que Dieu m’a donné c’est… c’est comme faire l’amour, il n’y a que deux façons. L’une consiste à se demander « Que puis-je obtenir de cette expérience ? ». L’autre est de considérer que la seule raison pour laquelle vous êtes dans cette pièce est l’autre personne, et que cela n’a rien à voir avec vous, littéralement ! Bien sûr, dans le second cas l’expérience en devient d’autant plus agréable parce que l’effet est multiplié. Et Dieu m’a dit : fais l’amour au monde, pas juste à une autre personne ; sois dans le monde pour tous les autres et tu découvriras que tout ce que tu cherches viendra à toi automatiquement.

Pourquoi ne parvenons-nous pas à le mettre en application ? Combien faudra-t-il encore de livres, de conférences, de séminaires… ?

Il faut essayer les exercices dont nous parlons dans des réunions comme celles-ci. Essayer pendant 90 jours et l’on découvre, si on respecte le processus, que notre vie commence à changer. Vous réalisez que tout ce que vous avez cherché pendant toutes ces années était là et vient à vous automatiquement, dès que vous arrêtez de le chercher et que vous commencez à le donner aux autres. Bien sûr, on pense que l’on n’a pas assez soi-même pour donner, qu’on a à peine assez pour soi : de l’argent, de l’amour, etc. Pourtant lorsqu’on se tourne vers l’extérieur et que l’on donne aux autres même ce dont on pense avoir peu, on découvre que l’on a. L’expérience de l’avoir devient présente et plus nous donnons, plus nous découvrons que nous avons : plus de compassion, de pardon, de compréhension, d’attention, de patience, d’amour. Et plus nous donnons, plus nous réalisons que nous avions à donner.

Quels sont les deux autres messages clés de CAD ?

Le deuxième message essentiel est que Dieu nous parle à tous tout le temps, pas juste à quelques-uns d’entre nous, de temps en temps. Nous croyons que Dieu parle à des gens spéciaux, le pape ou d’autres, mais pas à nous. Si nous pensons que Dieu nous parle, alors nous croyons halluciner, imaginer, inventer, car ça ne peut pas être à nous qu’Il parle. Sauf que Dieu m’a dit « je parle à tout le monde tout le temps ; la question n’est pas à qui je parle, mais qui écoute ? ». Pour ma part j’ai choisi d’écouter, pendant des années, quinze ans maintenant. Le troisième message essentiel est que nous sommes tous Un. Nous sommes similaires et présentons de différences de formes, mais au niveau de l’essence, de la substance, nous formons Un. Une fois que j’ai compris cela, j’ai commencé à traiter les gens comme je voulais me traiter moi-même, ce que je n’avais jamais fait. J’ai commencé aussi à les voir différemment, même Ben Laden ou Hitler. J’ai commencé à me demander ce qui s’est passé qui les avait amenés là où ils sont allés. Ils ne pouvaient pas être si mauvais à la base, et j’ai regardé dans ma propre vie pour voir quelle part de cela existait en moi, la haine, la colère, la vengeance… Où cela existe-t-il en moi ? Parce que cela m’éloigne de ma propre divinité et me fait agir comme un monstre. Quelqu’un m’a dit un jour : « Il y a un petit morceau d’Hitler en chacun de nous ».

A partir de là, on peut pardonner ses… actions. Bien sûr, la vraie tragédie du nazisme n’est pas qu’Hitler soit arrivé mais que tant de gens l’aient suivi. Il n’aurait rien pu faire seul. Des centaines de milliers de personnes lui ont donné raison et lui ont donné le pouvoir de faire ce qu’il a fait. Donc quand dans un pays, tant de personnes sont d’accord avec un homme qui se dresse comme un sauveur et commence à désigner des boucs émissaires et que les gens sont d’accord avec lui… Qui est à blâmer, celui qui hurle ou les 200 000 personnes qui sont d’accord avec lui ? Il y a une part de ce qu’il disait avec laquelle tout le monde était d’accord. Rétrospectivement, on veut en faire le diable, mais en fait il puisait dans cette part chez chacun. Même aux Etats-Unis et ailleurs, beaucoup de gens étaient d’accord avec lui. Ainsi, l’humanité s’exprime dans une infinité de variations, mais nous formons Un, et tant que nous n’avons pas soigné la petite part « hitlérienne » en nous, nous ne pouvons pas jeter la pierre à celui qui agit mal. Mais nous devons avoir de la compassion, de la compréhension et du pardon. C’est ce qui pourrait changer le monde en une nuit.

Comment s’est déclenchée votre expérience transformatrice ?

Quand j’ai eu cette expérience, j’avais 49 ans et j’avais atteint un point dans ma vie où rien de marchait. Mes relations, ma carrière, mon couple, ma santé, tout partait en lambeaux et je me suis réveillé une nuit à 4 heures du matin en me demandant : Pourquoi ? Que dois-je donner de plus ? J’essaie d’être une bonne personne, pourquoi est-ce que je n’arrive pas à faire fonctionner ma vie ? Que faut-il de plus ? Je ferais n’importe quoi, dis moi quoi faire… Et j’ai commencé à entendre une voix qui me disait : « Veux-tu réellement les réponses à toutes ces questions ou est-ce que tu évacues ; tu parles tout seul ? » Alors j’ai pensé : « Oui, j’évacue, et que pourraient bien être les réponses à toutes ces questions de toute façon ? » Puis mon esprit s’est trouvé rempli de toutes ces réponses aux questions que j’avais posées et à celles que je n’avais jamais posées. J’avais la chance d’avoir un petit carnet à côté de moi, et j’ai commencé à écrire ce que j’entendais ; et la voix qui était au départ comme à l’extérieur de moi est en quelque sorte venue dans mon esprit. Au début je pensais que quelqu’un était dans la pièce quand j’ai entendu la voix.

Vous aviez la certitude que c’était bien Dieu ? Pourquoi avez-vous choisi ce travail ?

Je n’ai pas choisi. J’ai eu cette expérience qui a duré un an avant même que j’en parle à qui que ce soit. Au bout d’un an, je me suis dit : c’est réel, ce n’est pas une illusion, un rêve ou mon imagination. Et Il m’avait dit que ce que j’écrivais deviendrait un livre. Et j’ai pensé : « D’accord, maintenant je comprends », car tout le reste était théorique, abstrait, alors que ça c’était un fait que je pouvais mesurer ; est-ce que ça peut devenir un livre ? J’ai donc compris que si c’était vrai cela deviendrait un livre, alors que si c’était mon imagination ça ne pouvait pas devenir un livre.

Aviez-vous une expérience dans l’écriture ?

J’avais déjà écrit, comme journaliste dans un journal local, mais je n’avais pas publié de livre. Je savais combien il était difficile de publier un livre ; les éditeurs reçoivent des centaines de manuscrits non sollicités par semaine. Je m’imaginais dire à l’éditeur « au fait, je parle à Dieu ». Et je l’imaginais me répondre, « bien sûr ! Nous allons vous publier tout de suite ». Et en fait c’est ce qui s’est passé, il a commencé à lire et « sa mâchoire s’est décrochée ». Il l’a publié et le livre a vendu 7,5 millions d’exemplaires, traduits en trente sept langues. Et là je me suis dit : « D’accord, quelles sont les chances que cela arrive si ce n’était pas une expérience authentique ? » Alors j’ai compris que quelque chose de très important s’était passé. Entretemps, je continuais d’avoir ce dialogue, de poser des questions, et j’avais beaucoup de « matériel », assez pour faire d’autre livres. Alors on m’a demandé d’en publier plus… A mon sens, l’intention était que cela touche le monde entier et c’est ce qui s’est passé. Aujourd’hui, on me parle du livre en Chine, en Israël, en Islande, en Russie… et partout il devient un best-seller partout. Il y a une raison à cela, c’est que dans toutes les cultures, ces paroles font sens ; c’est le Dieu dont ils veulent entendre parler.

Quel était votre parcours avant l’expérience ?

Je suis né dans une famille catholique, à Milwaukee, Wisconsin. J’ai quitté la maison à 19 ans et je suis devenu programmateur radio, puis dix ans après je suis devenu un journaliste pour un petit journal local. Ensuite, j’ai travaillé dans les relations publiques, j’avais une petite agence à San Diego. Puis j’ai eu des problèmes, j’ai eu un accident de voiture et je ne pouvais plus travailler, puis je n’avais plus d’assurance santé. J’ai passé un an dans la rue, puis je suis revenu à la radio, avec un job le week-end. J’ai eu un talk-show syndiqué, diffusé au niveau national. Hollywood a fait un film de ma vie… Quand j’ai eu l’expérience je n’étais plus SDF, mais j’étais en colère. Quand je suis sorti de la rue, j’ai retrouvé ce job le week-end à la radio, et j’ai réalisé que j’étais de retour dans le monde, mais ce n’était pas mieux qu’avant. J’avais presque 50 ans et je n’avais quasiment rien fait de ma vie. C’est là que je me suis mis à interroger Dieu et me demander, « c’est comme ça ? Je vais galérer jusqu’à la fin et crever ? Autant que je vive dans la rue, je m’en fous ». J’étais en colère. Je pense qu’il a fallu que je touche le fond pour vivre cette expérience. Quand je vivais dans la rue, je me disais – et je sais que c’est stupide – « Comment est-ce possible ? Avec mon talent, mes dons, mon intelligence, etc. Tout ça parce que j’ai eu un accident. C’est injuste… » Puis je me suis dit que quelque chose m’échappait.

2012, c’est quoi pour vous ?

Cette date est signifiante non pas parce que j’en ai l’intuition mais parce que tant de gens y accordent de l’attention. Cela en fait une date importante. Ça serait dommage de ne pas diriger son énergie vers quelque chose qui pourrait commencer à changer la réalité. Cela ne va pas arriver brutalement le 22 ou le 23 décembre 2012, mais cela commence à arriver. Le changement commence à se produire dans la finance, les structures politiques, les interactions sociales… Il se passe des choses que nous n’aurions pas imaginé il y a cinquante ans, ou même dix ans, par exemple le mariage gay aux Etats-Unis. Ce sont des indicateurs des changements qui se mettent en place dès maintenant. Décembre 2012 est plus un marqueur, un symbole, qui dit « voilà, on redistribue les cartes ». C’est le nouveau départ que l’humanité attend, et nous sommes impatients et heureux d’avoir ce marqueur.

Parlez-nous de votre travail avec Barbara Marx Hubbard

Si on vous donnait 100 millions de dollars, est-ce que vous les mettriez à la banque, achèteriez beaucoup de parfums, des voitures, une maison, etc., ou pensez-vous que vous essaieriez de le distribuer à des gens qui en ont besoin ? Le don que j’ai reçu de CAD c’est un don de 100 million de dollars puis davantage encore. J’ai réalisé après avoir reçu ce don que je ne pouvais pas rester assis à la maison à ne rien faire. Je savais que le reste de ma vie serait dédié à partager ce message avec qui est prêt à l’entendre, si quelqu’un veut l’entendre et là où on me le demande. Je n’ai jamais demandé à parler où que ce soit, je réponds seulement aux sollicitations. Cela fait quinze ans qu’on me le demande, en Europe, aux Etats-Unis, partout.

Alors soit je réponds « non, je reste à la maison, je regarde la télévision, ou bien je joue au bowling ou au golf ». Soit je réponds « oui », et c’est ce que j’ai choisi. J’ai lancé une fondation à but non lucratif, car les gens m’envoient de l’argent spontanément en me remerciant d’avoir changé leur  vie… Mais je ne peux pas garder cet argent et je n’en ai pas besoin. Même si c’était le cas, ils l’ont donné pour que je fasse quelque chose avec. On m’a aussi beaucoup écrit pour me demander plus d’informations, pour approfondir l’explication du livre, organiser un enseignement, des ateliers, etc. Nous avons amené le livre en prison, et c’est aujourd’hui le livre le plus populaire en prison dans le monde. Cela donne à des gens qui sont en prison depuis des années une raison d’exister. La Fondation est là pour porter le message et avoir une structure qui peut continuer après moi.

Que répondez-vous à ceux qui disent « c’est du business », du marketing ?

Je comprends qu’on puisse voir les choses ainsi, car cela génère des revenus. On peut le voir comme un business mais si c’est le cas c’est le business de Dieu. C’est le business de changer le monde, en introduisant dans le monde un nouveau message sur le monde. Si ce n’est pas une bonne chose à faire, alors il faut me critiquer, mais si l’on pense que c’est un bon business, alors il faut venir le faire avec moi ! Je comprends que certains voient les choses comme cela, mais même si c’est le cas, y a-t-il un meilleur business pour moi dans lequel investir ? Dois-je acheter le Moulin Rouge, un équipe de football avec des joueurs que je paierai des millions, ou un studio cinéma à Hollywood et payer 50 millions de dollars ma star pour qu’elle se déshabille à l’écran, ou encore me lancer dans le business des cigarettes, des armes… ? »

L’humanité est devenue impatiente avec elle-même. Voyez à quel point le monde est différent d’il y a six mois. L’Egypte, la Lybie, la Syrie, la Tunisie, et même les Etats-Unis et l’Europe. Les mouvements sociaux, « Indignés », « Occupy », etc. Partout où je regarde je vois des gens qui en ont assez, « ras le bol », de la façon dont les choses se passent, et qui sont sûrs qu’il y a une autre façon de faire. Ils sont de plus en plus nombreux à le dire. Autrefois seuls les jeunes de moins de 30 ans protestaient,  mais maintenant nous voyons voit des gens de tous âges, 50 ans, 60 ans…

C’est l’appel de la liberté ?

Oui, la liberté est le premier pas sur le chemin de Dieu. Une fois que les gens sont libres de déterminer leur propre futur, ils commencent à créer leur futur et se confrontent pour la première fois de leur vie à cette question : maintenant que nous pouvons créer notre futur, que voulons-nous que notre futur soit ?  Voulons-nous des voitures, des maisons plus grandes, etc. ? Ou ne s’agit-il là que de jouets ? Y a-t-il quelque chose de plus grand dans la vie, qui nous dépasse, qui dure ? Après la liberté vient l’attention-conscience, puis la réalisation.

Ce changement se produit-il partout ?

Oui, prenez l’exemple de la publication de CAD en Chine, qui n’aurait pas pu être possible il y a quinze ans. Non seulement le livre est à vendre mais il est partout en Chine, qu’on appelait autrefois la « Chine Rouge ».

On a l’impression que ce mouvement est surtout américain

Je vois pourquoi on peut penser cela, mais quand on écoute ce que Barbara et moi avons à dire, on réalise que ce phénomène n’est pas centré sur les Etats-Unis.

Estimez-vous appartenir au mouvement New Age ?

Non, je n’utiliserais pas ce terme. Si je dois avoir une étiquette, je me considère plus comme un messager d’une nouvelle spiritualité, ce qui est différent de « New Age ». Cette nouvelle spiritualité recouvre la compréhension que, 1) Ce que nous pensions savoir ou comprendre de Dieu est probablement faux ou au moins incomplet et, 2) Qu’il n’y a pas de séparation entre nous et Dieu, que nous formons Un. Nous sommes une expression du divin. La question devient ensuite : si cela est vrai, comment le mettons-nous en pratique ? Et la nouvelle spiritualité est aussi l’application de ces principes dans la politique, l’économie, l’éducation, et dans la spiritualité elle-même. Ainsi, nous avons créé une école par correspondance de la nouvelle spiritualité. Elle propose des « kits » que l’on peut utiliser pour enseigner quelques principes essentiels aux enfants : tous les noms donnés à Dieu désignent tout ce qui existe dans l’univers, y compris nous ; nous sommes comme les doigts sur la main, séparés en apparence si on ne voit que le sommet ; il y a assez de tout ce dont tu as besoin pour être heureux ; comment interagir avec les autres pour partager les ressources que la Terre nous donne, pour éviter que quelqu’un n’ait rien alors que d’autres aient tout… Je rappelle que 5 % de la population de la planète contrôle 95 % de la richesse. Nous enseignons que ça ne doit pas marcher ainsi.

Comment agir à l’échelle individuelle ?

Il faut d’abord entrer en contact avec l’essence de qui nous sommes, puis en contact avec la façon dont nous voulons exprimer et partager cela avec le monde, pour que tout le monde en profite. J’ai presque 70 ans, je suis finalement entré en contact avec cette façon de partager l’essence de ce que je suis afin que le monde entier en profite. Quinze millions de gens ont lu mes livres. Quand on a pu toucher autant de gens, de façon positive, on comprend que c’est ce qui devait arriver. Je n’ai pas la prétention de croire que je suis le seul, l’élu, mais de là où je viens, ces choses impressionnent. Pourtant il suffit de toucher non pas quinze millions mais quinze personnes, qui en touchent quinze autres, etc., et c’est la même chose.

Entrer en contact avec l’essence de qui nous sommes, puis se demander ce que l’on peut donner au monde, et non à soi-même. Il faut réaliser que depuis sa position on peut aider beaucoup de monde, toucher des gens. Et on boucle la boucle avec le paradoxe disant que ta vie n’a rien à voir avec toi, parce qu’en te tournant vers l’extérieur tu reviens vers toi, puis tu en repars, tu y reviens, etc. Car il n’y a personne d’autre, puisque nous ne sommes qu’Un.

Pour aller plus loin : Conférence de Neale Donald Walsch et Barbara Marx Hubbard à Toulouse en mai 2012

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