Faire entrer l’observateur conscient dans les équations de la physique quantique

Parmi les chercheurs qui s’intéressent aux liens entre mécanique quantique, conscience et cerveau, Henry Stapp est une figure majeure dont les travaux méritent d’être davantage connus par le public français.

Stapp

Physicien de l’université de Berkeley en Californie, Henry Stapp a travaillé en Europe avec des monstres sacrés tels que Wolfgang Pauli ou Werner Heisenberg. La question du lien entre conscience et physique quantique le taraude depuis le lycée, avoue-t-il dans son livre « Mindful Universe » (L’univers conscient), paru en 2007.

Rappelons, en le résumant d’une formule, le « problème difficile » posé par le philosophe australien David Chalmers : « Comment quelque chose d’aussi immatériel que la conscience peut-il émerger de quelque chose d’aussi inconscient que la matière ? » Et notons au passage que cette question pose a priori que la conscience émerge de la matière, ce qui est précisément remis en question par Stapp et d’autres. 

Henry Stapp est aujourd’hui l’auteur d’une théorie qui lui vaut une forte reconnaissance parmi les spécialistes de ces problèmes, notamment parce qu’il s’appuie – au contraire d’autres modèles comme celui de Roger Penrose/Stuart Hameroff – sur une interprétation orthodoxe de la mécanique quantique et non sur une version « exotique » de celle-ci. En fait, il ne se contente pas de « l’interprétation de Copenhague », qui est la version la plus communément admise de la physique quantique, mais il se réfère aux travaux du grand mathématicien John Von Neumann. Celui-ci a notamment théorisé la non-commutativité des opérateurs de vitesse et de position d’une particule, qui a directement inspiré la géométrie non-commutative développée par le mathématicien français Alain Connes.

Quand la conscience modifie le cerveau

Henry Stapp commence par une observation simple : les neurosciences contemporaines sont fondées sur la biologie et la physique classique, et ignorent la physique quantique. C’est à ses yeux une première absurdité puisque le cerveau, composé de molécules, puis d’atomes et donc de particules, est nécessairement le siège de phénomènes quantiques. Stapp poursuit son raisonnement en s’appuyant sur les cas où un acte conscient est capable de volontairement modifier les modalités par lesquelles l’information est traitée, et modifie finalement les mécanismes cérébraux impliqués eux-mêmes. On parle de neuroplasticité dirigée, appliquée à des états pathologiques, par exemple le traitement des Troubles obsessionnels compulsifs (TOC) ou des phobies. Si le cerveau des personnes atteintes par ces troubles fonctionne de façon « automatique », le TOC ou la phobie prennent le dessus. Mais, grâce aux thérapies cognitives et comportementales, on peut amener le fonctionnement mental du sujet à reprendre le contrôle. Et l’imagerie cérébrale par IRM pourra montrer qu’un réseau neurologique sain s’est remis en place, se substituant au réseau pathologique, qui « tournait en boucle ». C’est un cas où « l’effort mental conscient » influe sur le fonctionnement du cerveau. Nous avons donc un exemple d’influence « top-down » (du sommet vers le bas) où la conscience agit sur le cerveau, au contraire du modèle dominant en neurosciences qui veut que seules des influences « bottom-up » (de la base vers le sommet) soient possibles (i.e. l’activité du cerveau « produit » la conscience). Certes, cet effort mental conscient est lui-même corrélé à une activité cérébrale, mais Stapp maintient que rien n’oblige à considérer qu’il est « produit » par celle-ci.

Un autre exemple de contrôle mental conscient exercé sur un fonctionnement cérébral automatique est donné par des expériences où l’on soumet des personnes à des images érotiques. En l’absence d’effort conscient, son système limbique est sollicité et le sujet est sexuellement excité. Mais celui-ci est capable de ne pas ressentir l’excitation par un effort conscient délibéré. Au passage, ce genre de capacité nous distingue des animaux. Selon Henry Stapp, expliquer ce comportement en termes de mécanismes cérébraux est une contrainte forte et contre-intuitive. C’est bien l’état mental qui prime dans ce cas sur l’état cérébral.

Le choix de l’agent conscient

Le deuxième point clé de la théorie de Stapp est directement emprunté à Von Neumann. Là où l’interprétation de Copenhague refuse de faire entrer l’observateur dans le système quantique, formant un seul système avec l’objet observé, l’interprétation de Von Neumann le fait. Dit autrement, la théorie quantique rend compte de l’effet que des choix conscients ont sur le monde observé, mais pas de la manière dont ces choix sont effectués. Or, selon Von Neumann, le choix traduit l’action libre d’un agent conscient. C’est donc l’action de cet agent conscient qui est primordiale. Von Neumann appelle « process 1 » ce choix de « poser une question » préalable à toute mesure quantique. L’acte de mesure lui-même, décrit par l’équation de Schrödinger en termes statistiques, est le « process 2 », que l’on appelle aussi « réduction de la fonction d’onde ». Stapp résume en soulignant que tout acte d’observation en physique quantique dépend d’une question préalable portant sur le résultat attendu de cette observation (ou mesure). Le process 1 est un choix conscient effectué par un agent, le process 2 donne une réponse à la suite d’un choix effectué aléatoirement par « la Nature ». Le résultat est une augmentation d’information sur l’état du système observé.

Le troisième pilier de la théorie d’Henry Stapp est ce que l’on appelle « l’effet Zénon quantique ». Le philosophe grec Zénon nous a légué moult paradoxes propres à stimuler la réflexion, en particulier sur la nature de l’espace et du temps. Ainsi, si l’on observe une flèche tirée d’un arc pendant un temps très court, au cours duquel elle n’occupe finalement que son propre espace, on peut considérer que cette flèche est immobile pendant cet instant. Si l’on applique le raisonnement à chaque instant, la flèche est totalement immobile ! Par analogie, on appelle « effet Zénon quantique » une situation où l’on « fige » l’état d’une particule atomique instable en l’observant en continu. Si l’observation est maintenue, la particule ne se désintègre pas. Précisons que cet effet est connu en physique et n’est pas propre à la théorie de Stapp.

Celui-ci propose que cet effet est précisément ce qui est produit par l’effort conscient d’attention dont tout un chacun est capable par sa seule volonté. L’attention consciente « maintient » en place un modèle d’activation neuronale qui s’impose à un fonctionnement « automatique », lequel peut même être inconscient.

Remarquons pour finir que l’attention consciente est la base de certains types de méditation qui consistent à être conscient de ce qui se produit en nous et autour de nous, sans attribution émotionnelle ni jugement intellectuel, et qui requièrent un effort constant. Une hypothèse de travail est que cette attention module l’activité du cortex préfrontal. Nous avons à nouveau une action de l’esprit qui se traduit physiquement. Ainsi, la façon dont une personne dirige son attention modifie à la fois son expérience consciente et son état cérébral.

11 réflexions sur “ Faire entrer l’observateur conscient dans les équations de la physique quantique ”

  1. « … le choix traduit l’action libre d’un agent conscient. C’est donc l’action de cet agent conscient qui est primordiale ». Ce qui est expérimenté dans la pratique de la pleine conscience : faire le choix délibéré de porter son attention non jugeante sur un support d’ancrage de l’instant présent (souffle, sensations corporelles, bruits, pensées, émotions, …).Et on voit bien les transformations produites par une pratique régulière. Transformation assez rapide d’ailleurs avec un peu de persévérance et de curiosité bienveillante, qui se fait presque à l’insu du pratiquant au bout de deux mois à raison de deux heures par semaines. C’est pas magique ? Non ! C’est quantique!

    Merci pour ce bel article !

  2. Tout en étant en accord avec les principales idées philosophiques défendues par Henry Stapp, je me trouve au regret de devoir le rejeter comme une mauvaise référence faisant du tort aux idées qu’il prétend défendre (et qui ne sont de toute façon pas nouvelles), du fait des détails techniques malheureux qu’il donne à son interprétation sur le plan physique, à savoir l’invocation de l’effet Zénon quantique que j’estime hors de propos. J’ai tenté d’en débattre avec lui et cela a été un échec. Je pense que la présence de ces détails malheureux dans ce qui se présente comme la voix officielle de ce type d’interprétation (donnant un rôle fondamental à la conscience) explique au moins en partie son manque de succès dans les débats entre physiciens sur les interprétations de la théorie quantique, étant donné leur exigence générale (et à mon avis légitime) de rigueur détaillée, n’en déplaise à un certain public et certains philosophes qui faute de connaissances précises en physique ne sont pas en mesure de discerner ce blocage à l’avancement du débat. C’est pourquoi je viens dernièrement de rédiger en anglais mon propre exposé du lien entre physique quantique et métaphysique.

    1. Bonjour,
      Pour simplifier (considérablement) je dirai qu’il y a une courroie de transmission entre le corps physique (le cerveau) et l’esprit. Il s’agit d’une couche faite de ce que certain appellent « psycho matière » plus connue dans l’hindouisme et les doctrines ésotériques qui s’en inspirent (Doctrine secrète etc… de HP Blavatsky ou autre Alice Bailey ) sous le nom de corps éthérique.
      Malheureusement le corps éthérique reste de nos jours du domaine de la mythologie et bien que des recherches essayent de le mettre en évidence (effet Kirlian…)
      Ceci relève d’une physique et d’une médecine du futur.
      Nous ne vaincrons pas totalement le cancer ni d’autres maladies telle que la schizophrénie (qui est une déchirure dans la substance éthérique au niveau cérébral) tant que nous ne serons pas capables d’intervenir sur le corps éthérique.
      Le corps éthérique est le vrai corps physique, ce n’est pas la chair.
      Ce qu’on appelle « magnétisme » chez les guérisseurs, n’a rien à voir avec le magnétisme connu des physicien. C’est la capacité à manipuler de la substance éthérique, bien que ceux qui le pratiquent ne sachent pas eux-même comment ça fonctionne. Simplement ils ressentent la substance éthérique de par une sensibilité particulière. Or tous les hommes (ainsi que les objets, les plantes les animaux) sont reliés, « baignent »dans cette même substance. C’est pourquoi il est possible d’agir à distance par l’esprit, sur n’importe quoi car entre ce « n’importe quoi » et l’opérateur, le vide n’est qu’apparent. Mais attention à la confusion. L’éther dont je parle n’est pas de nature atomique ou ondulatoire, ce n’est pas de la matière ( mais qu’est-ce que la matière ? ) L’éther explique la théorie dite d’intrication cantique et d’autres comportements étranges des particules subatomiques vis à vis desquels les physiciens n’ont pas d’autres mots que celui « d’information ».
      On dit qu’entre deux particules il y a de l’information. Or ceci n’explique rien, car ce qu’on nomme « ‘information » faute de mieux, est une substance. L’information n’est pas rien, ce n’est pas un vide, « l’information » est « quelque chose » ayant une réalité puisque ce quelque chose agit. Il s’agit donc de la substance éthérique ou « psycho matière » que personne dans les milieux officiels de la recherche n’ose nommer ainsi, ce qui d’ailleurs est normal puisqu’en l’état actuel de nos moyens d’investigation, elle est inobservable. Comment parler de substance là où on ne voit absolument rien ! Cependant on en constate bel et bien les effets.

  3. Le corps éthérique (suite)
    Les astrophysiciens appellent matière noire, la masse additionnelle entre les étoiles dont ils ne s’expliquent pas la nature d’où le qualificatif de « noire » . On ne voit rien, on n’enregistre rien aux instruments, susceptible de provoquer la gravité constatée et puisque les masses connues sont insuffisantes, il y a par conséquent une masse inconnue qui s’y ajoute.
    Qu’est-ce que cette masse, cette « matière » ou cette force inconnue qui maintient les étoiles en galaxies ? Voici la réponse: c’est le corps éthérique galactique. (Car une galaxie est un corps comme le corps de l’homme en est un)
    Evidemment lorsqu’on a dit cela, on n’est pas plus avancé. Mais cela ouvre quand même des perspectives de recherche.
    La question est « comment observer ce que nous n’observons pas mais dont nous soupçonnons l’existence par ses effets ». Nous postulerons qu’il s’agit d une substance autre que la matière que nous connaissons car elle est non-quantique.
    Or pour la physique actuelle l’idée de « substance » non-quantique est un oxymore, ce qui est non-quantique ne peut pas être une « substance ».. La matière noire, quoi qu’elle soit est quantique, ce en quoi elle se trompe.
    Donc nous devons inventer des outils permettant d’observer du non-quantique, non les effets mais la chose elle-même. Il y a du chemin à faire…
    Nul besoin de se pencher sur les galaxies, car c’est la même substance dite « noire » et que des traditions millénaires nomment « éther » que l’on retrouve chez l’homme (comme partout) sous la forme de son corps éthérique…
    Partez de l’hypothèse du corps éthérique et vous constaterez que ce modèle explique tout. Les galaxies, etc… et aussi la relation corps-esprit chez l’homme ainsi que les pouvoirs que l’on dit paranormaux (bien que tout à fait normaux), la télépathie, l’influence de la pensée sur la matière, ( et dire qu’ en physique quantique on sait que l’observateur modifie ce qui est observé ! ) les « fantômes » qui apparaissent dans certaines circonstances (la science du futur expliquera lesquelles et pourquoi) ce qu’on voit n’est pas autre chose que le corps éthérique du « défunt » (il va falloir aussi revoir la notion de mort), etc.. etc..

    Voici ma définition (inacceptable pour la science actuelle) de la gravité:
    La gravité est une volonté.

    1. Intéressant. La matière noire comme le corps éthérique de la galaxie… Que pensez-vous de la « particule X », dont la découverte au CERN devrait être confirmée d’ici la fin de l’été?

      1. Entre ce qui est de la matière et ce qui est de la non-matière, (l’éther du corps éthérique entre autre,) il n’y a pas de solution de continuité. Il existe donc des états de substance intermédiaires; des phénomènes qui ne sont ni vraiment des particules, ni vraiment de l’éther. Voilà où se situe la fameuse « particule » X qu’il serait plus juste de nommer « pseudo-particule » car ça n’en est pas vraiment une ou plus exactement c’est à peine une particule, ou encore ce n’est presque plus une particule.

        Ces états de substance (du plus dense au plus subtil, ou encore du visible à l’invisible) sont la matière, puis disons la mi-substance intermédiaire ou mi-matière (pseudo-particules), puis l’éther, indécelable avec nos moyens actuels d’observation, car à partir de là nous sommes au niveau de la non-matière ou du non-quantique, bien que ça reste une substance, etc…( je ne m’étends pas davantage) .
        Ce qui met en lumière le lien substantiel entre l’esprit (que la science préfère nommer information mais qui est beaucoup plus que ça) et la matière, pourquoi et comment l’un agit sur l’autre, notamment dans les maladies psychosomatiques, mais aussi dans d’autres phénomènes que la science d’aujourd’hui n’explique pas.

          1. Le temps est l’image mobile de l’éternité immobile
            Platon

            La théorie de la relativité d’Einstein, si intéressante soit-elle d’un point de vue intellectuel, et même séduisante, est en définitive un total artifice.
            L’espace-temps est un concept vrai seulement dans la mesure où tout homme est soumis à « l’espace » et au « temps ». Dans l’absolu, cela ne correspond à rien.
            En effet, elle pose le temps comme un « objet » réel, ou une « substance » du monde phénoménal, qui peut se tordre, s’étirer, se contracter, comme de la pâte à modeler. Le temps serait une donnée objective dont les distorsions et autres bizarreries relativistes, seraient expérimentalement vérifiées.
            Seulement voilà ; les expériences peuvent à coup sûr être discutées car le temps n’est en aucun cas une réalité extérieure à celui qui le perçoit.
            Le temps est un phénomène de conscience.
            Nous ne sommes pas plongés dans le temps comme des poissons dans l’eau. L’homme est à la fois observateur et créateur de la durée qui n’est rien d’autre qu’une succession involontaire de ses états de conscience.
            Le temps c’est nous. Ou pour être un peu plus littéraire, le temps est l’étoffe dont nous sommes faits et cette étoffe n’est que songe.
            L’homme est un (mauvais) rêve éveillé.
            L’éternel présent est la seule réalité. Mais la nécessité existentielle et notre incapacité constitutive à la dépasser oblige notre esprit à fabriquer des moments qui se succèdent comme des images sur une pellicule de cinéma.
            A partir de là, on peut accélérer ou ralentir le défilement et pourquoi pas le mettre en équation. Mais les expériences et les calculs ne prouvent rien d’autre que la réalité de notre illusion. Il n’y a ni passé ni futur objectif, c’est-à-dire extérieur à nous-même. Le temps n’existe pas et l’espace pas davantage. Il n’y a qu’un « éternel présent et un partout ici ».
            D’ailleurs Einstein en personne, semble-t-il, n’était pas vraiment dupe.
            La seule façon d’en avoir connaissance est de s’élever à un certain niveau de conscience, au-delà de ce qu’un homme « normal » si intelligent soit-il peut atteindre, et qui n’est pas comme la doxa l’affirme, le summum de l’évolution. Quelques très rares parmi nous le peuvent. Les noms de certains vous sont connus.
            Mais pour l’immense majorité et quelque soient vos capacités intellectuelles, un conseil : ne tentez surtout pas l’expérience, avec ou sans drogue (qui d’ailleurs ne vous serait d’aucune utillité). Les drogues exacerbent certaines facultés, modifient nos états de conscience, mais ne font pas dépasser le stade de l’expérience humaine, si ce n’est en illusion. On se croit dieu mais on le croit seulement et on reste en réalité égal, voire inférieur à soi-même. Il n’y a rien de plus trompeur.
            Par ailleurs il n’existe aucune technique, yogique, boudique, ou tout ce qu’on voudra susceptible de faire de vous ce que vous n’êtes pas, si ce n’est, redisons-le, en illusion. Vous mettriez votre santé mentale et même votre vie en danger. La grenouille ne doit pas chercher à se faire aussi grosse que le bœuf.

            Liens : http://mecaniqueuniverselle.net/temps/philosophie.php

            Philosophie du temps
            Une réalité contestable
            Extrait :
            Le temps est fondamental à l’évolution humaine mais cela ne veut pas dire qu’il soit une réalité. D’ailleurs, lorsque nous décidons de nous mesurer à sa réalité, nous sommes rapidement confrontés à un problème.
            Au niveau de l’expérience sensible, le temps semble effectivement avoir une consistance. Le monde change, les saisons passent, mon corps se transforme et tout cela nous pouvons l’attribuer au temps. Mais lorsque nous essayons d’en palper la réalité, rien de tangible ne semble pouvoir le faire exister réellement.
            Où est-elle l’heure qui vient de passer ? Où réside l’année écoulée ? A quel endroit se tient, demain qui se profile ?
            • Le Passé est passé, il ne peut exister concrètement.
            Lorsqu’il existait concrètement, il s’appelait présent.
            • Le futur n’existe pas non plus concrètement.
            Quand il existera concrètement, il s’appellera présent.
            Passé et futur, sont donc des constructions mentales.
            Si l’existence du temps est relative à l’existence du passé et du futur, et si le passé et le futur n’existent pas de manière concrète, le temps n’existe pas de manière concrète.
            D’autre part, il nous est impossible d’être concrètement en même temps dans le passée le présent. Et c’est la même chose en ce qui concerne le futur. Nous ne pouvons pas non plus être concrètement, en même temps dans le présent et le futur à la fois.
            Donc nous ne pouvons être que dans le présent.
            Autrement dit, concrètement, le temps n’existe pas pour un individu. S’il existe, c’est pour l’humanité toute entière, pour l’extériorité. Seulement, ce qui est extérieur à moi-même, comme l’a très bien montré René Descartes, est hors des limites de ce que je peux réellement prouvé (je pense donc je suis telle est ma seule certitude) et le processus n’a aucune raison de différer pour les autres individus, et au-delà pour l’humanité.
            Si l’humanité ou l’univers existe, les minutes précédant leur présence, n’ont pas plus de réalité que les miennes. Et c’est la même chose pour leur futur.
            Si donc, le passé et le futur n’existent pas, et si l’homme constructeur passe la plupart de « son temps » dans ces deux notions fugitives, l’homme constructeur, la plupart du temps, « n’existe pas » (au sens « d’exister pleinement », comme nous pouvons le dire de l’extatique aux contacts permanents du présent).
            L’inexistence du temps
            La seule réalité est l’immédiat………………

  4. Le temps est l’image mobile de l’éternité immobile
    Platon

    La théorie de la relativité d’Einstein, si intéressante soit-elle d’un point de vue intellectuel, et même séduisante, est en définitive un total artifice.
    L’espace-temps est un concept vrai seulement dans la mesure où tout homme est soumis à « l’espace » et au « temps ». Dans l’absolu, cela ne correspond à rien.
    En effet, elle pose le temps comme un « objet » réel, ou une « substance » du monde phénoménal, qui peut se tordre, s’étirer, se contracter, comme de la pâte à modeler. Le temps serait une donnée objective dont les distorsions et autres bizarreries relativistes, seraient expérimentalement vérifiées.
    Seulement voilà ; les expériences peuvent à coup sûr être discutées car le temps n’est en aucun cas une réalité extérieure à celui qui le perçoit.
    Le temps est un phénomène de conscience.
    Nous ne sommes pas plongés dans le temps comme des poissons dans l’eau. L’homme est à la fois observateur et créateur de la durée qui n’est rien d’autre qu’une succession involontaire de ses états de conscience.
    Le temps c’est nous. Ou pour être un peu plus littéraire, le temps est l’étoffe dont nous sommes faits et cette étoffe n’est que songe.
    L’homme est un (mauvais) rêve éveillé.
    L’éternel présent est la seule réalité. Mais la nécessité existentielle et notre incapacité constitutive à la dépasser oblige notre esprit à fabriquer des moments qui se succèdent comme des images sur une pellicule de cinéma.
    A partir de là, on peut accélérer ou ralentir le défilement et pourquoi pas le mettre en équation. Mais les expériences et les calculs ne prouvent rien d’autre que la réalité de notre illusion. Il n’y a ni passé ni futur objectif, c’est-à-dire extérieur à nous-même. Le temps n’existe pas et l’espace pas davantage. Il n’y a qu’un « éternel présent et un partout ici ».
    D’ailleurs Einstein en personne, semble-t-il, n’était pas vraiment dupe.
    La seule façon d’en avoir connaissance est de s’élever à un certain niveau de conscience, au-delà de ce qu’un homme « normal » si intelligent soit-il peut atteindre, et qui n’est pas comme la doxa l’affirme, le summum de l’évolution. Quelques très rares parmi nous le peuvent. Les noms de certains vous sont connus.
    Mais pour l’immense majorité et quelque soient vos capacités intellectuelles, un conseil : ne tentez surtout pas l’expérience, avec ou sans drogue (qui d’ailleurs ne vous serait d’aucune utillité). Les drogues exacerbent certaines facultés, modifient nos états de conscience, mais ne font pas dépasser le stade de l’expérience humaine, si ce n’est en illusion. On se croit dieu mais on le croit seulement et on reste en réalité égal, voire inférieur à soi-même. Il n’y a rien de plus trompeur.
    Par ailleurs il n’existe aucune technique, yogique, boudique, ou tout ce qu’on voudra susceptible de faire de vous ce que vous n’êtes pas, si ce n’est, redisons-le, en illusion. Vous mettriez votre santé mentale et même votre vie en danger. La grenouille ne doit pas chercher à se faire aussi grosse que le bœuf.

    Liens : http://mecaniqueuniverselle.net/temps/philosophie.php

    Philosophie du temps
    Une réalité contestable
    Extrait :
    Le temps est fondamental à l’évolution humaine mais cela ne veut pas dire qu’il soit une réalité. D’ailleurs, lorsque nous décidons de nous mesurer à sa réalité, nous sommes rapidement confrontés à un problème.
    Au niveau de l’expérience sensible, le temps semble effectivement avoir une consistance. Le monde change, les saisons passent, mon corps se transforme et tout cela nous pouvons l’attribuer au temps. Mais lorsque nous essayons d’en palper la réalité, rien de tangible ne semble pouvoir le faire exister réellement.
    Où est-elle l’heure qui vient de passer ? Où réside l’année écoulée ? A quel endroit se tient, demain qui se profile ?
    • Le Passé est passé, il ne peut exister concrètement.
    Lorsqu’il existait concrètement, il s’appelait présent.
    • Le futur n’existe pas non plus concrètement.
    Quand il existera concrètement, il s’appellera présent.
    Passé et futur, sont donc des constructions mentales.
    Si l’existence du temps est relative à l’existence du passé et du futur, et si le passé et le futur n’existent pas de manière concrète, le temps n’existe pas de manière concrète.
    D’autre part, il nous est impossible d’être concrètement en même temps dans le passée le présent. Et c’est la même chose en ce qui concerne le futur. Nous ne pouvons pas non plus être concrètement, en même temps dans le présent et le futur à la fois.
    Donc nous ne pouvons être que dans le présent.
    Autrement dit, concrètement, le temps n’existe pas pour un individu. S’il existe, c’est pour l’humanité toute entière, pour l’extériorité. Seulement, ce qui est extérieur à moi-même, comme l’a très bien montré René Descartes, est hors des limites de ce que je peux réellement prouvé (je pense donc je suis telle est ma seule certitude) et le processus n’a aucune raison de différer pour les autres individus, et au-delà pour l’humanité.
    Si l’humanité ou l’univers existe, les minutes précédant leur présence, n’ont pas plus de réalité que les miennes. Et c’est la même chose pour leur futur.
    Si donc, le passé et le futur n’existent pas, et si l’homme constructeur passe la plupart de « son temps » dans ces deux notions fugitives, l’homme constructeur, la plupart du temps, « n’existe pas » (au sens « d’exister pleinement », comme nous pouvons le dire de l’extatique aux contacts permanents du présent).
    L’inexistence du temps
    La seule réalité est l’immédiat………………

  5. Le temps est l’image mobile de l’éternité immobile
    Platon

    La théorie de la relativité d’Einstein, si intéressante soit-elle d’un point de vue intellectuel, et même séduisante, est en définitive un total artifice.
    L’espace-temps est un concept vrai seulement dans la mesure où tout homme est soumis à « l’espace » et au « temps ». Dans l’absolu, cela ne correspond à rien.
    En effet, elle pose le temps comme un « objet » réel, ou une « substance » du monde phénoménal, qui peut se tordre, s’étirer, se contracter, comme de la pâte à modeler. Le temps serait une donnée objective dont les distorsions et autres bizarreries relativistes, seraient expérimentalement vérifiées.
    Seulement voilà ; les expériences peuvent à coup sûr être discutées car le temps n’est en aucun cas une réalité extérieure à celui qui le perçoit.
    Le temps est un phénomène de conscience.
    Nous ne sommes pas plongés dans le temps comme des poissons dans l’eau. L’homme est à la fois observateur et créateur de la durée qui n’est rien d’autre qu’une succession involontaire de ses états de conscience.
    Le temps c’est nous. Ou pour être un peu plus littéraire, le temps est l’étoffe dont nous sommes faits et cette étoffe n’est que songe.
    L’homme est un (mauvais) rêve éveillé.
    L’éternel présent est la seule réalité. Mais la nécessité existentielle et notre incapacité constitutive à la dépasser oblige notre esprit à fabriquer des moments qui se succèdent comme des images sur une pellicule de cinéma.
    A partir de là, on peut accélérer ou ralentir le défilement et pourquoi pas le mettre en équation. Mais les expériences et les calculs ne prouvent rien d’autre que la réalité de notre illusion. Il n’y a ni passé ni futur objectif, c’est-à-dire extérieur à nous-même. Le temps n’existe pas et l’espace pas davantage. Il n’y a qu’un « éternel présent et un partout ici ».
    D’ailleurs Einstein en personne, semble-t-il, n’était pas vraiment dupe.
    La seule façon d’en avoir connaissance est de s’élever à un certain niveau de conscience, au-delà de ce qu’un homme « normal » si intelligent soit-il peut atteindre, et qui n’est pas comme la doxa l’affirme, le summum de l’évolution. Quelques très rares parmi nous le peuvent. Les noms de certains vous sont connus.
    Mais pour l’immense majorité et quelque soient vos capacités intellectuelles, un conseil : ne tentez surtout pas l’expérience, avec ou sans drogue (qui d’ailleurs ne vous serait d’aucune utillité). Les drogues exacerbent certaines facultés, modifient nos états de conscience, mais ne font pas dépasser le stade de l’expérience humaine, si ce n’est en illusion. On se croit dieu mais on le croit seulement et on reste en réalité égal, voire inférieur à soi-même. Il n’y a rien de plus trompeur.
    Par ailleurs il n’existe aucune technique, yogique, bouddhique, ou tout ce qu’on voudra susceptible de faire de vous ce que vous n’êtes pas, si ce n’est, redisons-le, en illusion. Vous mettriez votre santé mentale et même votre vie en danger. La grenouille ne doit pas chercher à se faire aussi grosse que le bœuf.

  6. La désignation « matière sombre » biaise ou limite la recherche, car elle comporte un présupposé, celui de matière. La science part de ce principe et cherche des particules inconnues dans des laboratoires souterrains.
    Envisageons la chose de façon plus neutre ; par exemple au lieu de « matière sombre » ou « matière noire » parlons de « phénomène coercitif non identifié » qui ne présuppose rien quant à sa nature. Est-ce une matière, une force, ou autre chose ? Les esprits doivent rester ouverts, élaborer d’autres théories quitte à remettre la physique en question.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *